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Etude rénovation énergétique

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Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 11:07

RT2012 : le chauffage solaire serait le plus adapté en maison individuelle

Dans une étude comparative sur les différentes énergies et la RT 2012, Enerplan souligne les performances du solaire thermique. Le bois tire également son épingle du jeu, contrairement au gaz, au fioul ou à la PAC air-eau.

Depuis le 28 octobre 2011, la construction de bureaux, d'immeubles dédiés à l'enseignement, des bâtiments d'accueil de la petite enfance et des bâtiments à usage d'habitation construits en zone ANRU doivent respecter la réglementation thermique 2012 (RT2012). Les bâtiments à usage d'habitation hors zone ANRU et les autres secteurs bénéficient d'un délai supplémentaire, jusqu'au 1er janvier 2013. Principale nouveauté de cette réglementation thermique : la Cep max, c'est-à-dire la consommation d'énergie primaire maximale autorisée, fixée à 50 kWh d'énergie primaire/m².an, un seuil modulé en fonction de la zone climatique, de l'altitude, de la taille ou encore du type de bâtiment. Cette Cep max prend en compte les consommations de chauffage, de climatisation, d'eau chaude sanitaire, d'éclairage, des auxiliaires et éventuellement de l'apport d'énergie électrique produite par le bâtiment.

 

Une étude basée sur le mode de calcul réglementaire Selon Enerplan, l'étude se base sur des simulations réalisées grâce à la méthode de calcul réglementaire. La référence retenue est une maison individuelle considérée comme type, d'environ 90 m², de plain-pied, avec un niveau d'isolation équivalent au standard actuel de la construction.
"Les simulations ont été réalisées sur 8 zones géographiques différentes, au sens de la classification admise par la RT 2012, et avec des solutions énergétiques retenues sur la base des performances moyennes observées sur le marché".
Les résultats sont exprimés en "consommation d'énergie primaire" (Cep) qui "donne une indication conventionnelle des consommations de chauffage, de climatisation éventuelle, d'eau chaude sanitaire, de l'éclairage, des auxiliaires et de l'apport d'énergie électrique produite (photovoltaïque …)".

 

L'association professionnelle du solaire Enerplan a voulu savoir quelles technologies de chauffage actuellement disponibles sur le marché permettaient le mieux de respecter la RT2012 et quels gains apportait particulièrement l'énergie solaire, thermique ou photovoltaïque. L'association a donc commandé une étude comparative au bureau d'études Pouget Consultants. Résultat : "L'étude démontre que le solaire thermique est le champion de la chaleur renouvelable, se félicite Enerplan. (…) Le poste ECS [eau chaude sanitaire] est devenu prépondérant et représente environ 25 kWh/m².an sur la base des 50 kWh/m².an sur le résidentiel. Il demande donc une attention particulière et de nombreux efforts".

Le solaire en énergie principale ou au moins en appoint

Il apparaît que pour les postes "eau chaude et chauffage", la solution la plus performante en maison individuelle est le système solaire combiné (SSC), avec un appoint gaz ou fioul. Suit en termes de performance le couple chauffe-eau solaire individuel (CESI) et chaudière à bois (pour le chauffage et l'appoint d'eau chaude sanitaire). Troisième sur le podium : l'association d'un chauffe-eau solaire individuel compact et d'une chaudière à condensation gaz, pour le chauffage et l'appoint d'eau chaude sanitaire.

Ainsi, "le choix de l'énergie bois reste pertinent dans bien des zones géographiques. Dans sa configuration la plus simple, une chaudière bois, automatique ou manuelle, permet dans la plus grande majorité des cas de passer sous le seuil du Cep Max. Les meilleurs résultats sont obtenus avec l'association avec un SSC, où les consommations en énergie primaire oscillent entre 30 et 45 kWh/m².an", précise Enerplan. L'ajout d'un CESI à une chaudière permettrait des gains de 23 % à 42 % selon la zone climatique considérée.

Pour le gaz, dans la moitié des cas, une chaudière à condensation ne suffit pas à respecter la Cep max. En y associant un CESI, le gain énergétique moyen est estimé à 21 % sur l'ensemble du territoire, ce qui permet de respecter les exigences réglementaires. En revanche, dans la majorité des cas, l'ajout d'un chauffe-eau thermodynamique ne permet pas d'atteindre la RT2012 (75 % des cas sur air extrait à 80% des cas sur air extérieur). "Les plus faibles consommations d'énergie primaire observées comprennent une solution solaire de type SSC ou CESI", indique Enerplan, précisant que "dans la configuration présentée, avec applications à base de gaz, c'est la solution la plus évidente pour surpasser les performances minimales établies par la RT 2012, et diminuer les charges énergétiques imputables directement à la maison, à l'aide d'une énergie renouvelable".

Avec le fioul comme énergie principale, l'ajout d'un SSC permet de respecter la RT2012, ce qui n'est pas le cas pour une chaudière au fioul seule. Mais les performances d'un tel couplage sont inférieures à l'association gaz/solaire.

"L'utilisation de pompe à chaleur air-eau rend très délicate l'obtention de consommations d'énergies primaires réglementaires. En effet la source d'énergie électrique pour la production du chauffage et d'ECS est à l'origine de valeurs de Cep supérieurs dans 80 % des cas", indique l'étude, qui ajoute : "Pour descendre bien en deçà des valeurs réglementaires, il faut associer au système de pompe à chaleur air-eau un CESI à appoint gaz". En revanche, l'étude ne se penche pas sur les performances des pompes à chaleur eau-eau.

Le photovoltaïque pour compenser les consommations

Autre alternative pour atteindre la RT2012 : installer une solution solaire photovoltaïque qui permet "de « compenser les consommations électriques » et de rester bien en deçà des limites de consommation imposées sur l'ensemble du territoire, avec un niveau de 5 % inférieur en zone H1b et 28 % en zone H3, pour une simple installation de 2 m² seulement". La réglementation thermique permet en effet cette compensation dans une limite de 12 kWhep/m².an, soit, pour une maison de 100 m², 1.200 kWhep.

Sophie Fabrégat

Par ATELIER 27
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Lundi 26 mars 2012 1 26 /03 /Mars /2012 08:15

Rénovation: « les particuliers ne se lancent pas car les prix de l’énergie sont bas »

Entretien avec Philippe Outrequin qui vient de publier, avec Catherine Charlot-Valdieu, un ouvrage intitulé «La réhabilitation énergétique des logements». Il évoque la difficulté d’accompagner une rénovation qualitative et quantitative et plaide pour une nouvelle politique territoriale.

Le Grenelle fixe un objectif de diminution de 38 % de la consommation d'énergie du parc de bâtiments de 2008 à 2020. Le rythme actuel des rénovations permettra-t-il de l'atteindre ?

Les Français dépensent, en moyenne, 8 à 9 milliards d'euros chaque année dans la rénovation énergétique de leurs logements.  Pour atteindre les objectifs du Grenelle, il faudrait multiplier par 4 ces investissements. Il est bien évident dans ces conditions que la simple incitation ne peut suffire.

Cela signifie-t-il que les dispositifs actuels sont insuffisants ?

Du fait des montants à investir, les ménages propriétaires hésitent à franchir le cap. D'autant que le bénéfice n'est pas garanti et qu'il apparaît parfois relativement faible, voire inexistant; en un mot, il n'est pas toujours au rendez-vous. Si la réhabilitation énergétique est rentable pour certains types de bâtiments, les analyses en coût global montrent que pour d'autres types de bâtiments, il n'est pas du tout rentable d'investir dans la réhabilitation énergétique.

Par ailleurs, les outils existants ont des défauts qui commencent à être connus pour les DPE, mais c'est aussi le cas pour les modèles conventionnels comme TH-CE-ex par exemple et il convient d'utiliser tous ces outils avec intelligence et en gardant leurs carences à l'esprit.

Quel est, selon vous le critère déclencheur d'une réhabilitation ?

Ce n'est pas l'énergie, mais plutôt la recherche de confort (agrandissement des pièces ou de la maison, acoustique, traitement de l'humidité, etc.); la part de l'énergie dans les dépenses du logement est passée de 27 % en 1984 à 17 % en 2009. De même, les études économiques tendent à montrer que les prix de l'énergie sont trop bas en France pour permettre d'atteindre l'objectif du Grenelle de l'environnement. Une fiscalité écologique, en donnant un coût à la tonne de CO2 émise,  permettrait de rendre plus perceptible l'intérêt économique d'enclencher une démarche  de réhabilitation énergétique. Aujourd'hui, c'est plus la recherche de confort qui motive les particuliers engageant des travaux.

Le contrat de performance énergétique (CPE) n'est-il pas un moyen de rassurer les ménages sur les bénéfices qu'ils tireront d'une rénovation ?

Le CPE pose un certain nombre de questions. Tout d'abord, comment s'assurer que le non-respect des objectifs fixés contractuellement n'est pas dû à une malfaçon lors du chantier ? Que devient un CPE contracté par une personne seule lorsqu'une autre personne vient emménager avec lui, augmentant au passage les consommations ? 

Enfin,  il faut veiller à ce que le CPE soit équitable. Or, les compétences juridiques sont plutôt du côté des fournisseurs d'énergie que du côté des collectivités ou des particuliers. La prudence est de mise, afin d'éviter ce qui a pu se passer dans certaines villes avec les réseaux de chaleur (certains concessionnaires ont abusé des mairies).

La recherche de « valeur verte », en vue d'une revente, peut-elle motiver les propriétaires à rénover ?

Les charges énergétiques annuelles sont d'environ 2 000 euros pour une maison. Le prix du foncier se chiffre en centaines de milliers d'euros. Alors, à moins d'observer la consommation d'énergie sur presque 100 ans, elle ne pèse pas lourd dans le choix d'un acquéreur.

Pensez-vous qu'il faille des obligations ?

Je suis sceptique vis-à-vis de méthodes coercitives.  Elles risqueraient de pénaliser des ménages en situation difficile. Il faut veiller à ne pas expulser des ménages au prétexte qu'ils n'ont pas les moyens financiers de réhabiliter leur logement.

C'est la raison pour laquelle nous recommandons aux collectivités, et plus particulièrement aux collectivités qui élaborent leur PCET (Plan Climat Energie territorial), d'estimer:

-  le gisement socialement et économiquement acceptable (en sus du gisement technique);

- le gisement "Grenelle social", c'est à dire un gisement d'économies correspondant au Grenelle de l'environnement, mais en tenant compte également des ménages qui ont des charges plus élevées que la moyenne.

Pour ce faire, il faut aller au delà de l'adoption pure et simple des objectifs du Grenelle de l'environnement (lesquels sont valables pour la France entière, certaines collectivités pouvant contribuer plus que d'autres), au risque d'accroître les inégalités. Il s'agit de mettre en oeuvre des démarches "bottom up"  qui s'appuient sur l'élaboration de deux typologies:

- une typologie des logements (forme et orientation des bâtiments, complexité et matériaux constitutifs des façades, type d'énergie de chauffage et ECS, etc.);

- une typologie des ménages (logement social ou privé, locataire ou propriétaire, revenus, âge, etc.);

Ainsi, les aides pourront être affectées, non pas en fonction de la performance énergétique atteinte comme c'est le cas aujourd'hui en France, mais en fonction de l'effort à faire pour atteindre ces performances (en donnant priorité à l'équité plutôt qu'à l'égalité).

Que faut-il faire alors pour inciter ?

Il faut aller au delà de l'incitation et de la sensibilisation. Il faut inventer de nouvelles politiques territoriales et mettre autour d'une même table les acteurs de la construction, les banquiers et les fournisseurs d'énergie.

Il est aussi nécessaire de profiter de l'effet de masse. Les collectivités mènent tout au plus des projets sur 2 ou 3 quartiers simultanément mais aucune ville ne travaille à l'échelle de sa commune. En élargissant les champs d'action, on stimulera l'industrialisation des solutions et donc la réduction des coûts.

Par ailleurs, en associant les entreprises du bâtiment, celles-ci seront en mesure d'anticiper (de se former pour acquérir le savoir-faire des techniques qui seront utilisées demain) et donc de préserver, voire de développer l'emploi local.

Et, in fine, nous contribuerons ainsi à améliorer la productivité du secteur du bâtiment.

Par ATELIER 27
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Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 20:33

8 millions de Français ne peuvent plus payer leur énergie

La précarité énergétique explose en France. Une situation dramatique imputable à la crise, à la hausse des prix de l’énergie et au manque de courage des politiques.

Encore un sujet de société dont ne s’emparent pas les candidats à la présidentielle. Ce matin 20 mars, à l’occasion de la présentation du bilan annuel de son activité, le médiateur de l’énergie a mis le doigt sur le sujet qui fâche: la précarité énergétique. Officiellement, plus de 3,8 millions de foyers (soit 8 millions de personnes) consacrent plus de 10% de leurs revenus au paiement de leurs factures d’énergie. «En 2011, et c’est un chiffre en augmentation constante, plus de 15% des saisines que nous avons reçues relevaient de difficultés de paiement, avec une dette moyenne de 1.900 euros», rappelle Bruno Léchevin, le délégué général.

Sous le triple effet de la crise, de l’envolée des prix (+25% en deux ans pour le gaz et +8% pour l’électricité) et d’un marché de l’énergie où la concurrence n’est qu’illusion, «la situation financière fragile des foyers monoparentaux, retraités aux faibles pensions, titulaires des minima sociaux, salariés licenciés, personnes en surendettement» s’est détériorée, déplore l’ancien syndicaliste.

Et cela ne devrait pas cesser de sitôt. «La hausse du prix de l’énergie est inéluctable, confirme Denis Merville, le médiateur. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) estime que le prix de l’électricité pourrait grimper de 30% d’ici 2016. En effet, l’accroissement de la demande énergétique, le vieillissement du parc de production français et le retard pris dans le renforcement des réseaux nécessiteront des investissements conséquents.» Un pronostic régulièrement battu en brèche par le ministre de l’industrie.

Le 20 janvier dernier, Eric Besson a réfuté, au micro de RTL, les pronostics du régulateur des marchés français de l’énergie: «L'énergie va augmenter de façon raisonnable, comme elle le fait depuis 2007, mais pas dans les proportions qui ont été indiquées».

L’ancien secrétaire national à l’économie du PS porte pourtant une certaine responsabilité dans le fait que 12% des Français soient à la peine pour se chauffer, s’éclairer ou se nourrir. Peu d’effort ont été faits, ces dernières années, pour informer les usagers des arcanes des marchés de l’électricité et du gaz. «Seuls 42% des Français savent qu’ils peuvent changer de fournisseur d’électricité, 27% de gaz», confirme Denis Merville. Un tiers des consommateurs savent qu’EDF et GDF sont deux entreprises distinctes (et concurrentes). Et 42% ignorent l’existence et le rôle des distributeurs d’énergie. Pas simple dans ces conditions de faire valoir ses droits. Comme celui de la réversibilité qui permet à tout un chacun de revenir aux tarifs régulés (souvent les moins chers) après avoir testé des offres de marché.

Le gouvernement n’a rien fait non plus pour faire avancer le dossier du compteur communicant. Certes, Eric Besson a annoncé le 28 septembre dernier la généralisation des compteurs Linky en France; 7 millions devaient être déployés avant la fin 2013. Depuis, le dossier est au point mort. Ni le financement, ni la propriété des 35 millions de nouveaux compteurs d’électricité ne sont bouclés. Par ailleurs, le gouvernement a refusé, malgré les conseils de l’Ademe, que le Linky permette une lecture directe de la consommation. Or c’est précisément un tel dispositif qui déclenche les gestes économes; jusqu’à 15%, estime l’agence présidée par François Loos.

Autre boulette: les tarifs sociaux de l’électricité. Certes, la législation a récemment été modifiée pour automatiser l’attribution des «tarifs sociaux» d’électricité et de gaz [JDLE]. Tel quel, le texte oblige les clients des concurrents d’EDF à quitter leur fournisseur pour rejoindre l’opérateur historique, s’ils souhaitent bénéficier du «tarif de première nécessité». Raison pour laquelle l’Autorité de la concurrence a appelé, le 8 mars dernier, le gouvernement à revoir sa copie, déjà parue au JO.

Mais le plus scandaleux réside, sans doute, dans la contribution au service public de l’électricité (CSPE). Instaurée en 2003, cette taxe que paie chaque consommateur d’électricité sert à financer la péréquation tarifaire dans les zones insulaires, le développement de la cogénération et des énergies renouvelables et… les dispositifs sociaux en faveur des clients en situation de précarité.

Par manque de courage politique, le législateur, cette fois, a limité la progression de la CSPE. Résultat: depuis 2009, la taxe ne suffit plus à financer toutes les charges qu’elle est censée couvrir. Fort naturellement, sénateurs et députés considèrent normal qu’EDF supporte directement une partie du rachat de l’électricité produite par les centrales photovoltaïques et éoliennes, laquelle devrait, en principe, être payée en totalité par la CSPE (42% de la CSPE est consacrée aux ENR en métropole).

Toujours normal que 35% de cette taxe soient utilisées pour subventionner la consommation d’électricité en Outre-mer. Laquelle ne baisse pas. Ce qui oblige à augmenter régulièrement les capacités locales de production et… les subventions. Enfin, alors que le nombre de «précaires énergétiques» augmente chaque année, le législateur continue d’allouer 1,4% de la CSPE «aux charges de solidarité». En 2012, chaque foyer devra débourser 67 € au titre de la CSPE. Ce qui reste très insuffisant.

«De 9 €/MWh au premier semestre 2012, la CSPE passera à 10,5 €, au 1er juillet. Selon la CRE, la taxe aurait dû être de 13,7 € pour refléter les coûts réels supportés par EDF, ce qui se traduirait par une hausse de la facture», rappelle Denis Merville.

Faute de cohérence politique, le médiateur doit se contenter d’un cautère sur une jambe de bois. Bruno Léchevin propose ainsi la mise en place d’une trêve hivernale pour les coupures de courant des clients précaires, entre le 1er novembre et le 15 mars. Selon le médiateur, 500.000 foyers ont fait l’objet d’une réduction ou d’une suspension de fourniture d’énergie, l’an passé.

Valéry Laramée de Tannenberg

Par ATELIER 27
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Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 16:03

Plus de 8 logements sur 10 toujours énergivores

Selon une enquête du site AvendreAlouer, 81,1% des logements français se situent entre les classes D et G du diagnostic de performance énergétique (DPE).

Plus d’un an après la mise en application du décret relatif à la mention obligatoire du classement énergétique des logements dans les annonces immobilières, le site AvendreAlouer.fr révèle une étude sur la répartition des biens proposés à la vente et à la location sur son site.

Il en ressort que moins de un logement sur cinq (18,9%) est classé dans les trois meilleures catégories. La majorité des logements étant classés de D à G. Ces résultats souligne que l’habitat français pollue toujours et justifient l’existence même du DPE qui en donne désormais la mesure, identifiable aux yeux de tous.

En juin 2011, AvendreAlouer avait déjà interrogé les propriétaires sur leurs projets de travaux pour améliorer le DPE de leur logement ou le rendre plus écologique : 47% d’entre eux n’avaient pas réalisés de travaux et seulement 34% envisageaient de le faire.

Plus largement, c’est la sensibilité écologique de l’ensemble des Français qui semble s’émousser. En juin 2011, 63% d’entre eux jugeaient le DPE comme un critère important pour choisir un logement contre 74% il y a 2 ans.

De nombreux efforts restent donc à faire pour sensibiliser les propriétaires et les amener à prendre des mesures nécessaires pour améliorer la performance énergétique de leurs biens immobiliers.

Selon les statistiques de l’Observatoire AvendreAlouer de juin 2011, plus d’un Français sur quatre dépense entre 800 et 1999 euros de frais de chauffage par an.

Source : batirama.com

Par ATELIER 27
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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 15:08

Logement : le "construire plus" de Sarkozy adopté par le Parlement

Source : Capital.fr

Les députés en dernière lecture ont adopté le projet de loi visant à augmenter de 30% les droits à construire. Retour sur une mesure qui peine à convaincre les experts de l'immobilier.

C’est fait, les promoteurs et les particuliers vont pouvoir bâtir 30% de surfaces supplémentaires sur un même terrain tout en respectant les règles d’urbanisme en vigueur. Retoqué au Sénat la semaine dernière, le projet de loi Sarkozy a finalement été adopté le 6 mars à l’Assemblée nationale.

Aucun décret d’application n’est attendu. "La loi s'appliquera automatiquement dans neuf mois sur tout le territoire", précise-t-on au sein du cabinet du Secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu. A condition toutefois que les communes n’aient pas, d’ici là, pris de délibération contraire.

Si les conseils municipaux n’usent pas de leur droit de véto, les particuliers pourront donc, dès novembre prochain, construire 130 mètres carrés là où le coefficient d’occupation des sols autorise de bâtir 100 mètres carrés. De même, les immeubles, dont le plan local d’urbanisme limite la hauteur à 15 mètres, pourront atteindre 20 mètres

En assouplissant ainsi les règles d’urbanisme, le gouvernement compte booster l’offre de logements et mécaniquement faire baisser les prix de l’immobilier. Mais les professionnels et experts du secteur doutent de l’efficacité de la mesure. Du fait de l’augmentation des droits à construire, les propriétaires de terrains pourraient en effet être tentés de vendre plus cher…

Par ATELIER 27
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