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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 21:14

Pointe de consommation électrique due à la vague de froid : qui est responsable ?

La vague de froid que connaît la France en ce début du mois de février sollicite fortement toutes les énergies : les consommations d’électricité, de gaz, de fioul et de bois battent des records. Mais c’est l’électricité, parce qu’elle n’est pas stockable, qui retient le plus l’attention, bien qu’elle ne couvre, tout compte fait, que 13% des besoins de chauffage des ménages. L’on a donc tôt fait de faire porter la responsabilité de ces pointes de consommation par grand froid au chauffage électrique qui a pris, en raison de son attractivité économique, des parts de marché importantes dans la construction neuve jusque récemment. Mais qu’en est-il vraiment ?   

En 1990, lorsque j’étais Directeur général d’EDF, la baisse d’1°C des températures hivernales, se traduisait par un accroissement de consommation de l’ordre de 1100 mégawatts, soit l’équivalent de deux grosses unités de production électrique brûlant du fioul ou du charbon. Aujourd’hui, cette sensibilité de la consommation hivernale à la température aurait plus que doublé : une baisse de température de un degré entraine un accroissement de la consommation de 2300 mégawatt. Or durant la même période (1990-2011), la consommation d’électricité pour le chauffage des logements « tout-électriques » a progressé d’à peine plus de 20%. Le développement du chauffage électrique, en tant que mode de chauffage principal, ne peut donc expliquer qu’une petite partie de l’accroissement de la sensibilité des consommations à la température.


Alors qui est le coupable de ces pics de consommation ? Le suspect n°1 est, évidemment, le chauffage électrique d’appoint que certains qualifient de « sauvage ». Bon an mal an, 1 million d’appareils de chauffage électriques mobiles sont vendus en France, en particulier en grandes surfaces. Nombre d'entre eux  sont mis en service en période de grand froid, dans les locaux mal chauffés et/ou mal isolés.
Quelles solutions seraient envisageables, sachant qu’affronter les pointes de consommation coûte cher à la collectivité nationale, en investissement, en combustible,  voire en importation ? Il est de toute façon à craindre que ces pointes se répercuteront tôt ou tard sur les factures des consommateurs.  Alors que faire ? Interdire l’achat des appareils de chauffage électrique mobiles n'est pas concevable. . L’appel au civisme, avec une attention particulière aux utilisations superficielles d’électricité, est, lui, une bonne chose : il a eu des effets bénéfiques durant l’actuelle vague de froid mais ses effets ne peuvent être que limités. La vraie solution est de pouvoir s’appuyer sur un portefeuille de consommations « effaçables » à la demande de l’exploitant du réseau, dont la plus grande part pourrait être précisément constituée par des « logements électriques » : dans un logement bien isolé, on ne perd rien en confort à faire fonctionner le chauffage un peu l’après-midi et un peu la nuit,  plutôt que de le pousser au maximum pendant la pointe de 19 heures ! L’innovation en matière de régulation est donc stratégique autant qu’incontournable.


La maîtrise des pointes de consommation électrique passera donc par une régulation-programmation fine des logements électriques en dialogue avec l’opérateur de réseau, à travers les smart grids de l’avenir. Et, dans une vision d’avenir et de manière quelque peu paradoxale, plus il y aura de logements électriques, mieux la régulation du réseau sera assurée !

http://www.equilibredesenergies.org/

Par ATELIER 27
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 07:23

Le marché des services énergétiques à l'heure de la sobriété énergétique à l'horizon 2013

Mise en place des certificats d'économie d'énergie (CEE), développement des contrats de performance énergétique (CPE), introduction progressive de la RT 2012 d'ici 2013 imposant la norme Bâtiment Basse Consommation (BBC), les spécialistes des services énergétiques peuvent tirer parti d'un marché de la sobriété énergétique, ''sous l'effet d'un environnement réglementaire particulièrement porteur", selon une étude du cabinet Xerfi publiée jeudi 9 février.

Le marché français des services énergétiques ''aura doublé en valeur entre 2004 et 2013''. Et, ce en dépit toutefois d'un "essoufflement" de l'activité dans le bâtiment cette année 2012 : "baisse des avantages du dispositif Scellier, difficultés budgétaires des collectivités territoriales, prudence des entreprises en matière d'investissement"…, prévient Xerfi. Autre facteur de dégradation : "le risque de restriction du crédit bancaire" accordé aux entreprises et les collectivités territoriales pour financer leurs travaux d'efficacité énergétique.

Conséquences : malgré "un léger trou d'air en 2012" lié à la dégradation de la conjoncture économique, le chiffre d'affaires des spécialistes des services énergétiques et d'efficacité d'énergie progressera seulement de 4% en 2012, contre +7% en 2011, estime le cabinet.

Un marché concurrentiel

Pour 2013, ce chiffre d'affaires est toutefois revu à la hausse par Xerfi qui table sur +5%, alors que de nouveaux acteurs se lancent sur ce marché ''très prometteur'' de l'efficacité énergétique. En marge des groupes historiques tels que Dalkia et Cofely, des opérateurs ''confortent ainsi peu à peu leurs positions'', selon le cabinet en citant les spécialistes du bâtiment (ETDE-Bouygues, Eiffage Energie, Vinci Energies), les fournisseurs d'énergie (EDF, GDF Suez, Direct Energie-Poweo, Primagaz, Total), les fabricants d'équipements électriques (ABB, Delta Dore, Legrand, Schneider Electric, Siemens) ou encore des distributeurs comme Rexel ou Sonepar en qualité de prescripteurs sans oublier les groupes de télécoms avec leur "box énergie".

Alors que le marché des services énergétiques s'ouvre désormais "peu à peu au résidentiel" et face ''à l'intensification de la concurrence'', les professionnels vont devoir trouver "un business model ad hoc" leur permettant de "vendre aux consommateurs des services susceptibles de leur faire réaliser des économies d'énergie", préconise le cabinet. ''Ils ne pourront plus se contenter de gérer les « utilities » (production de chaleur, de froid, de gaz, d'électricité,de vapeur, etc.) auprès des industriels ou des collectivités. Autrement dit, il va leur falloir passer des services énergétiques aux solutions d'efficacité énergétique'', estime Xerfi.

Rachida Boughriet

Par ATELIER 27
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 21:11

A la recherche de l’équation du bâtiment à énergie positive

BEPOS A
Inégalité à respecter pour être Bepos

Effinergie a mis en équation la définition du bâtiment à énergie positive. L’association va maintenant l’ajuster en la confrontant à des cas concrets. Comme toujours lorsque l’on parle de réglementation énergétique, les véritables enjeux se jouent dans les détails.

En l'absence de référentiel, se basant sur une définition aussi succincte « qu'un bâtiment qui produit plus que ce qu'il consomme », de plus en plus d'immeubles s'autoproclament « à énergie positive». Afin d'éviter que le terme devienne aussi galvaudé que celui d'« éco quartier », un cadre se doit d'être posé . Aujourd'hui, un bâtiment à énergie positive (Bepos), peut aussi bien être un immeuble de bureaux dont l'électricité produite par les panneaux photovoltaïques implantés en toiture dépasse la consommation nécessaire au chauffage, la production d' eau chaude sanitaire, l'éclairage, la ventilation et le rafraîchissement, qu' un autre dont l' énergie produite par le bâtiment dépasse la consommation totale, incluant notamment le poste informatique, souvent le plus important dans le tertiaire. Demain, seul le second immeuble pourra prétendre au titre de « Bepos ».
Cep hors prod locale + Conso autres usages - Conso bois - Conso réseau de chaleur EnR < Production d'énergie + Ecart accepté


Effinergie vient d' établir une esquisse de définition qu'elle va confronter à des projets pilotes afin de l' ajuster et, d'ici un an, proposer un label. Pour l'association qui lançait en 2007 le désormais fameux label « BBC », un Bepos est un bâtiment dont le fonctionnement nécessite d'acheter une quantité d'énergie non renouvelable (déduite des simulations thermiques) inférieure à celle théoriquement vendue et produite à partir d' installations établies sur la parcelle où il est implanté.
BEPOS B

 


Consommation d' énergie primaire non renouvelable < Production d’énergie + Ecart accepté

Le schéma explique la définition du Bepos établi par l' association Effinergie.

Enfin presque, car Effinergie prévoit que cette énergie produite puisse être modulée selon différents critères : la zone climatique et l' altitude de l'implantation, l'usage du bâtiment et son nombre d'étages, le raccordement à un réseau de chaleur, ou encore la consommation de bois.
« Il est largement plus facile pour une maison rurale du sud que pour un immeuble d' une zone dense du nord d' être bepos. Il est donc indispensable de pondérer. » explique Jean-Christophe Visier qui a transposé les critères ci-dessus en variables d' une équation permettant d' établir si un bâtiment est à énergie positive ou non.
Vers une intégration de la mobilité dans le bilan énergétique d'un bâtiment


Pour le directeur du département Energie Santé Environnement du CSTB, le pétrole brûlé pour la mobilité des usagers du bâtiment et les kWh nécessaires à sa construction,dite énergie grise, ne doivent pas êtres intégrés directement dans l' équation du Bepos. Néanmoins, les maîtres d'ouvrage qui veilleront à respecter la toute nouvelle définition sont invités à les évaluer. Et Jean Christophe Vizier souligne que l' on peut aisément imaginer d' intégrer une pondération négative pour un bâtiment périurbain pouvant s'étendre et donc se couvrir de silicium, mais dont la quantité de carburant consommé par ses occupant est importante Pour cela, d'ici deux mois, un site développé par la Caisse des dépôts et le Cstb, permettra aux entreprises de mesurer directement en ligne, l'impact des déplacements des occupants.
Une énergie grise difficile à objectiver

Concernant l'énergie grise, les choses sont plus compliquées. Effinergie renvoie aux logiciels existants, s'appuyant sur la base de données relative aux caractéristiques environnementales et sanitaires des produits de construction Inies. Incomplète à ce jour, fonctionnant sur l'auto-déclaration, si Inies a le mérite d'exister, elle semble difficilement permettre d' asseoir une méthodologie reconnue pour la prise
  en compte de l'énergie grise.

Eric Leysens

 

Par ATELIER 27
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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 07:26

Les immeubles tertiaires verts se remplissent plus vite et se louent plus cher

Une étude réalisée par l’analyste IPD, en partenariat avec Certivéa et parrainé par CBRE,  matérialise la valeur additionnelle des immeubles tertiaires certifiés ou labélisés, dite « valeur verte ».

Existe-t-il une valeur verte chez les immeubles labélisés HQE, Leed, Breeam ou BBC ? Société spécialisée dans l'analyse de la performance de l'immobilier, IPD vient de rendre publique une étude qui l'affirme, et même l'estime.
IPD a comparé la performance financière, sur l'année 2010, de 40 immeubles verts, autrement dit labélisés ou certifiés, à  près de 3000 immeubles ni labélisés ni certifiés. Quasiment tous les bâtiments sont implantés en Ile-de-France, où le marché de l'immobilier est tendu. Conclusion, le rendement global des immeubles verts (prenant en compte l'évolution de la valeur locatif et de la valeur vénal) est de 11% contre 9,8% pour les immeubles non verts.

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Le rendement global prend en compte l'évolution de la valeur locatif et de la valeur vénal de l' immeuble

 


Au-delà de cette comparaison, qui peut sembler peu pertinente, IPD a précisé l'analyse grâce à l'extraction d'un sous-échantillon d'immeubles non verts, appelés Haut de gamme (ni certifiés ni labellisés mais qui possèdent des caractéristiques physiques et des localisations similaires aux bureaux verts). Le rendement global de ces immeubles, qui s'élève à 10%,  reste inférieur à celui de l'échantillon des immeubles verts.

Loyers plus élevés

Cette écart sur le rendement global trouve son explication du côté du rendement en capital, traduisant la prise de valeur d'un immeuble, d'une année sur l'autre, nette des dépenses en capital. Ce dernier a été fort pour les immeubles verts en 2010.  IPD l'explicite, en partie,  par l'effet loyer de marché : « les valeurs locatives de marché (VLM) constatées par les experts ont augmenté de 0,8 % pour les immeubles verts, ce qui augure d'un revenu potentiel à venir encourageant. L'écart est significatif avec les immeubles de bureau non verts Haut de gamme qui ont quant à eux connu en 2010 une baisse marquée de VLM (-1,0 %). » La moyenne des nouveaux baux signés en 2010 atteignait pour les immeubles verts 418 €/m².

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La contraction des taux, la hausse des VLM et les anticipations de croissance des cash flows futurs expliquent le fort
différentiel sur le rendement en capital. Malgré une vitesse locative et un niveau de renégociation des baux élevés, le rendement locatif reste faible en raison d'une forte proportion d'immeubles en cours de remplissage.

 

Immeubles remplis plus vite

L'analyse de la vitesse locative (taux de remplissage des immeubles) révèle que les immeubles verts se remplissent trois plus vite que les immeubles non verts Haut de gamme (25 % par an contre 10 %). Les délais de remplissage sont 40 % plus courts que la moyenne des Haut de gamme.

Deux études similaires ont été menées par IPD au Royaume-Uni et en Australie. Au Royaume-Uni, sur l'année 2010, l'étude montre que le rendement global des immeubles verts n'est que de 0,2 point supérieur à l'ensemble de la base de données. En Australie en revanche, la performance annualisée sur 2 ans des immeubles verts certifiés Green Star montre un avantage compétitif de l'ordre de 5 points pour ces immeubles.

FOCUS

Quels sont les immeubles verts de l'étude ?

les immeubles pris en compte dans l' étude sont quasiment tous implantés en Ile-de-France, zone de marché tendu. 
Les immeubles dits verts sont pour beaucoup au moins HQE (presque les ¾), la certification BREEAM arrive en seconde postion. certains ont une double certification.

Eric Leysens LE MONITEUR.fr

Par ATELIER 27
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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 07:47

Rénovation énergétique : vers un parc immobilier à deux vitesses

La rénovation énergétique des bâtiments est une réalité. Mais, si elle fonctionne, pour l’instant, à plein régime pour les logements sociaux, la situation est beaucoup plus contrastée concernant les logements privés. C’est, en substance, la conclusion de l’échange des intervenants d’une plénière de la 13e édition des Assises de l’Énergie.

Grâce à un plan Grenelle ambitieux, la rénovation énergétique des logements sociaux est rapidement devenue concrète. En deux ans, 100.000 logements ont été rénovés, sur un objectif de 800.000 d’ici à 2020. Tels sont les chiffres avancés par Thierry Repentin, sénateur de Savoie et président de l’Union sociale de l’habitat. Outre le bénéfice écologique, ces travaux ont permis de créer  33000 emplois directs, et ont surtout permis aux locataires de réaliser un gain de pouvoir d’achat de 300 à 1 000 euros par an, sachant que le loyer moyen se situe un peu en dessous de 500 euros. Pour autant, la dynamique est encore fragile car « on ne peut pas se projeter d’une année sur l’autre ». La solution pourrait venir d’une augmentation de la part du fonds européen de développement régional (FEDER), aujourd’hui limité à 4 % pour la période 2009-2013.

Un appel au FEDER

Or, une hausse de 20 % du FEDER est actuellement dans les cartons de l’Union européenne qui commencera bientôt les discussions budgétaires pour la période 2014-2020. Le conseiller du directeur de la DG Région de la Commission européenne, Wolgang Streintenberger est persuadé de l’utilité de cette hausse même si la situation européenne à ce sujet est disparate. Si la France, dont l’ingénierie financière est éprouvée pour les logements sociaux, est très demandeuse de ses fonds, ce n’est pas le cas de nombre de pays européens dans lesquels l’habitat social est moins structuré. Pourtant, Dider Manier, de Partenord, qui s’occupe de la rénovation d’une tour des années 50 dans le Nord-Pas de Calais, est convaincu qu’il est très important « que l’Union européenne, à travers le FEDER, rende des projets de rénovation éligibles ». Même si l’aide peut paraitre anecdotique, en l’occurrence 100 000 euros sur les 4,3 millions du chantier. Tout en mettant en garde : « les fonds européens doivent servir de levier mais pas se substituer aux fonds de l’État ».

Le logement privé à la traîne

La députée européenne EELV, Karima Delli, également présidente du groupe URBAN, appelle de ses vœux le déplafonnement du FEDER, qualifiant d’urgente la situation qui représente « un défi énergétique et un défi social ». Pour elle, la rénovation énergétique est aussi  un outil indispensable de lutte contre la précarité énergétique mais il faudrait que le FEDER soit élargi aux copropriétés, au risque de voir deux parcs en compétition : le public et le social, pilote, et le privé à la traîne. Car, en ce qui concerne le logement privé, le bât blesse. Jérome Gatier, Directeur du Plan bâtiment Grenelle, constate que ce pan du parc nécessite « d’autres aspects que le financement pour convaincre les gens » et regrette le manque de visibilité et de simplicité des aides. De même, s’agissant des copropriétés le processus de décision rend le processus de rénovation extrêmement compliqué à mettre en œuvre. Pour y remédier, il espère que son projet d’éco-prêt à taux zéro pour les copropriétés pourra se faire dès cette année. Avant de conclure qu’ « il y a énormément de travail à tous les niveaux pour mettre en place véritablement les directives du Grenelle ». Tout est affaire de pédagogie et de cohérence. Au-delà du financement, « on ne peut pas adhérer à quelque chose qu’on ne comprend pas », explique Thierry Saniez, délégué général de la confédération logement cadre de vie (CLCV). Lequel demande que soient effectués des diagnostics préalables et une concertation réelle, combinés à un financement transparent, faute de quoi les gens se méfieront de  ses propositions de rénovation. Et ce n’est pas fini : une fois les travaux effectués, il faut une pédagogie de l’usage pour éviter que ces efforts de rénovation ne soient, au final, contreproductifs, rappelle Didier Manier au nom de Partenord.

Timothée Bongrain | Source ENERPRESSE

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